Focus sur PowerApps

Les articles se suivent… Et les titres se ressemblent ! Après vous avoir parlé de PowerBI, c’est maintenant au tour de PowerApps que j’ai découvert tout récemment. Toujours en preview, PowerApps vous permet de designer des applications (mobiles/tablettes) ainsi que des Logic Flows (mélange de workflow et de IFTTT). Comment ça marche concrètement ? Vous demandez une invitation sur le site officiel https://powerapps.microsoft.com/ puis vous téléchargez l’application windows 10 directement depuis le Windows Store :

PowerApps1

 

Plusieurs possibilités, débuter l’application depuis un template existant, depuis une source de données ou from scratch.

  • Débuter depuis un template vous permettra de rapidement profiter d’une application pour gérer un budget ou des tickets supports par exemple
  • Débuter depuis une source de données adaptera l’application générée. L’exemple que je vais illustrer ici est une liste SharePoint pour gérer les demandes de congés. En choisissant comme source de données SharePoint Online puis en indiquant l’URL du site, vous pourrez déterminer la liste SharePoint concernées. Et oui, vous aurez peut être noté que les sources de données sont légèrement limitées à l’heure actuelle : Office 365 pour SharePoint (pas de on premise), fichier excel sur votre onedrive… Bref des efforts sont encore à faire mais l’application évolue dans le bon sens :

sourcesdedonnéessourcesdedonnées2

 

Alors, je vous ai déja parlé de l’AppStudio, eh bien finalement ici l’outil est très similaire. Les applications créées seront accessibles au travers de l’app PowerApps sur votre smartphone. De mon coté j’ai pu tester ça sur iOS. Alors, plus complet que l’Appstudio ? Oui et non.
L’Appstudio, dans son approche initiale, est limitée à des actions basiques et un branding simple. Oui, mais on peut tout à fait créer une base et télécharger le code source pour poursuivre le développement sur Visual Studio (et on arrive finalement à une application complète). De son coté, PowerApps ne propose pas cette fonctionnalité, dommage. Microsoft a opté pour une approche user friendly. Pas de code, non. Mais un langage type « formules excel ». Alors oui, c’est abordable. Mais assez déroutant au départ. Pas pour un développeur qui s’y sentira frustré. Pas pour un utilisateur lambda qui ne souhaitera pas se casser la tête. Bon, il faut passer outre cette première impression et on arrive finalement à de jolis résultats.

Prenons l’exemple d’une application pour soumettre vos demandes de congés. Voilà comment débuter dans Powerapps :

  • Créez une liste SharePoint sous O365
  • Depuis PowerApps, choisissez de débuter depuis vos données (et non, pas de template, mais pas from scratch non plus !) et accédez à cette liste
  • En créant votre connexion de données, vous pouvez choisir d’utiliser un compte de service dédié à cet effet par exemple. Remarquez qu’au lancement de l’application, vous avez la possibilité de vous connecter avec un compte différent :

launch_connection

  • Choisir de débuter depuis vos données permettra de créer automatiquement un affichage adapté à votre liste, mais également les formules et screen pour accéder à un item, en éditer et en créer un nouveau ! Oui, facile je vous le disais
  • Rien ne vous empêche de remettre en forme les données rapatriées par l’application, ou de choisir un autre layout (pas énormément de choix mais ça a le mérite d’exister pour créer rapidement une application simple).
  • Assez touchy dans son interface qui reste à paufiner, PowerApps l’est aussi parfois dans ses mécaniques. Pour changer le champ affiché par un autre dans la même connexion de données, il faut sélectionner le champ, cliquer sur l’onglet Content, puis Data sources. On voit ainsi les champs disponibles s’afficher à droite de l’interface. Pensée UWA, PowerApps nécessite donc encore un peu d’améliorations pour disposer d’une interface intuitive

ribbon

(mais, où renomme-t-on un champ… à oui, là ! il fallait penser à cliquer dessus… Et à voir ce bouton !)

  • Pas instable (enfin, bien moins qu’à son lancement selon les dires), l’application PowerApps n’est pas non plus un foudre de réactivité. Heureusement, ça ne plante plus trop donc on s’arrache moins les cheveux.
  • En affichant le menu File, vous aurez la possibilité de renommer votre application et changer son logo :

appsettings

  • Notez que l’accès aux différents médias, via votre application, doit se faire en deux parties. Vous chargez les différents média dans l’application via le menu File > Média, puis vous les appelez dans les formules :

Mediaformule

  • Pour « publier » votre application, pas de package ou de store. Vous sauvegardez et partagez votre applications. Elle sera ensuite disponible, pour les utilisateurs choisis, dans leur application PowerApps. Voila un autre axe d’amélioration… Permettre de disposer des applications créées dans Powerapps, sans avoir à se rendre dans l’application. Impossible aujourd’hui de séparer les deux. Si vous souhaitez un raccourci sous Windows 10 vers votre application de Vacation… c’est loupé 🙂 . Idem, l’application ne fonctionne pas hors connexion, n’espérez pas encore un moteur de synchronisation des données… Mais pourquoi pas bientôt !
  • Et les Logic Flows alors ? Eh bien oui, c’est l’autre grosse partie de Powerapps. Permettre d’interagir avec les sources de données ou du moins avec des API diverses (slack ou twitter par exemple pour ne citer qu’eux). Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux, et il y a fort à parier que ça ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Alors, le design des logics flows, comment ça se déroule ? eh bien ce coup-ci, tout se passe en ligne via votre navigateur web. Vous pouvez accéder au site directement depuis le menu File > Logic Flows :

logicflow

  • Alors oui, les actions sont assez basiques, clairement similaires à ce que fait IFTTT comme je le disais en introduction. Mais c’est vraiment là l’atout de PowerApps. Créer des applications simples, avec une portée tout aussi simple et accessible. Vous pouvez repartir d’un template existant ou bien partir de votre besoin :

createlogicflow

  • Force est de constater que les actions sont simples mais là encore de plus en plus complètes. Vous commencez donc en choisissant le trigger de votre flow. Le plus simple est de commencer quand l’utilisateur appui sur un certain bouton de votre application par exemple. Mais on peut imaginer un logic flow décorellé de l’application, quand un item est créé dans une liste SharePoint par exemple !

logicflow1

  • La suite vous permet d’aboutir à une action ou de déclencher une condition. La liste des actions s’étoffe également rapidement. Elle ressemble beaucoup aux actions de trigger du logic flow. On trouve donc par exemple, créer un item ou un dossier dans un bibliothèque SharePoint, un objet dans SalesForce ou un contact dans O365… De très nombreuses interactions sont donc possibles. J’avoue avoir été séduit par la facilité d’usage du logic flow qui est vraiment aisé à prendre en main. Et on trouve de mieux en mieux comment répondre à son besoin, tant qu’il reste assez simple. Oui, je n’ai cessé de le dire, mais la simplicité reste la clé de l’outil de Microsoft.A aborder comme un AppStudio++ pour entreprise, PowerApps n’en reprend finalement presque aucun code. Pour autant, la formule marche, et elle marche de mieux en mieux. J’ai déjà pu noter plusieurs améliorations en à peine deux mois d’intérêt. Toujours en preview, nul doute que la version finale sera complète et corrigera peut être les besoins les plus simples (plus de sources de données, accéder aux applications sans passer par PowerApps, moteur de synchronisation, possibilité d’abstraire les mécanismes et de déployer les applications via le store etc…). Ce qui est sur, c’est que l’outil répond à un réel besoin. L’envie d’être mobile, de profiter de cette mobilité, et d’utiliser & intéragir avec les ressources de notre entreprise au travers d’applications nativement mobiles et universelles. Pour moi, le pari de Microsoft est presque réussi.

L’application réalisée via PowerApps :

Apercu1Apercu2Apercu3 Apercu4

Laisser un commentaire